Dr John Davies, Toronto, ON


L’ostéo-intégration clinique consiste à l’ancrage d’un implant dans l’os de manière à ce qu’il puisse supporter la charge occlusale.

Toutefois, d’une perspective scientifique, l’ostéo-intégration englobe une multitude de processus biologiques qui peuvent être divisés en trois phénomènes : l’ostéoconduction, la formation osseuse et le remodelage osseux. L’ostéoconduction se définit comme étant la propriété de l’implant à être reconnu et colonisé par des cellules ostéogéniques qui s’associent à sa surface – mais les questions suivantes se posent : « D’où viennent-elles? », « Comment arrivent-elles à la surface de l’implant? », « La surface de l’implant joue-t-elle un rôle dans ce processus biologique? et « La conception de la surface de l’implant influence-t-elle d’autres processus biologiques précoces? ». Il est particulièrement important de pouvoir différencier ce processus biologique de guérison sain de celui lié à une péri-implantite, et ce, pour deux raisons. Tout d’abord, la péri-implantite est de plus en plus courante en raison de la venue d’implants dotés d’un relief complexe. En deuxième lieu, l’une des plus récentes définitions de l’ostéo-intégration confond la guérison normale et la péri-implantite.

Objectifs d’apprentissage :

1) Comprendre en quoi consistent les trois phénomènes majeurs inhérents à l’ostéo-intégration

2) Prendre conscience du fait que la conception de la surface de l’implant a une incidence importante sur la guérison de la plaie péri-implantaire

3) Pouvoir évaluer de façon critique la définition la plus récente du terme « ostéo-intégration ».

Biographie : Dr Davies, qui est spécialisé en chirurgie oro-maxillo-faciale, est professeur en dentisterie et en biomatériaux à l’Université de Toronto. Il a obtenu un doctorat en sciences de l’University of London, en 1998, et pour sa contribution de 20 ans au domaine des biomatériaux, il a reçu, en 2002, le prix de la Society for Biomaterials Clemson accordé pour les sciences fondamentales. Il a été reçu Fellow pour les sciences des biomatériaux et de l’ingénierie, en 2000. Dans le milieu des années 80, il a conçu les premières méthodes biologiques in vitro permettant d’étudier les mécanismes par lesquels l’os se soude à la céramique bioactive. Son travail a permis de comprendre le mécanisme physiologique de la minéralisation osseuse à la surface de l’implant et au sein des structures de l’ingénierie tissulaire. Il a mis au point des céramiques qui peuvent être résorbées par l’action des ostéoclastes. Cette technologie a également été adoptée par l’Agence spatiale canadienne pour étudier les mécanismes cellulaires de l’ostéopénie résultant de la microgravité. Voir l’article Bone Loss in Zero Gravity sur le site de Tomorrow-Today qui porte sur le phosphate de calcium qui stimule la croissance de la masse osseuse locale, des structures de l’ingénierie tissulaire pour la régénération osseuse, et des cellules extraembryonnaires comme source potentielle de réparation du tissu conjonctif à base de cellules.